Quel
intérêt Wallons ou Bruxellois francophone ont-ils à s’abonner à l’édition
francophone du Standaard ? Aide-t-elle à mieux comprendre la Flandre
ou à avoir un regard flamand sur l’actu ? Pas sûr. Analyse.C’est
une initiative unique en son genre dans un pays où les deux principales communautés
culturelles s’ignorent mutuellement. Créé le 4 décembre dernier, De Standaard
propose en français, et pour 4€/mois, une sélection quasi quotidienne d’articles
de l’édition flamande originale. Cette innovation a-t-elle pour ambition de fournir aux lecteurs francophones des
informations sur la Flandre, ou un regard flamand sur l’actualité qu’ils ne
trouveraient pas ailleurs en français ? La réponse est : oui, un petit peu.
Mais pas vraiment. Comme si cela n’était pas le premier but de cette production
journalistique dans la langue de Voltaire.
Pour répondre à
cette question de recherche, une petite étude a été menée sur les titres des
articles de l’édition en français parus ces dernières semaines (voir détails méthodologiques
dans la note au bas du texte). Les résultats valent évidemment uniquement pour
la période analysée. Mais, sur un mois, il est déjà possible de dessiner des
tendances et d’avancer prudemment des éléments de réponse.
UN ŒIL SUR LE MONDE…
Premier
élément de réponse : non, il ne semble pas que le but premier de l’édition
en français soit d’informer le lecteur francophone sur la Flandre. 45% des
sujets (207 articles) concernent une actualité se situant « hors Belgique »,
et 8% de textes sont sans ancrage local précisément identifiable par leur titraille.
Les sujets « belges » représentent un peu moins de 50% du corpus. Mais
26% sont des sujets « nationaux » (118 articles) . On ne recense qu’environ
14% d’actualités concernant la Flandre (64 articles). Pus de 6 % de sujets sont
bruxellois et 1% wallons.

Cette
préférence pour l’international se confirme lorsque l’on classe les articles
selon leur thématique et non plus en fonction de leur « localisation ».

…
ET MOINS SUR LA BELGIQUE
L’international
et les questions géopolitiques sont au centre de 18% des articles de l'échantillon (le graphique est en nombres absolus). Les problématiques
relatives à l’énergie, au climat et à l’environnement concernent 14% des textes, tout comme la
culture, les médias et les arts. Les sujets sociaux se situent au même niveau
de pourcentage, devant les thématiques liées à la politique et aux institutions
belges. Les autres catégories n’atteignent pas 10% dans le corpus.
S’il
est logique que la quasi-totalité des articles de géopolitique traitent de l’étranger,
il faut souligner qu’on retrouve aussi des sujets « hors Belgique » dans
plus de la moitié des articles relatifs aux technologies, et dans près de la moitié
dans ceux qui parlent d’énergie et de climat, de médias et de sports.
Les
sujets abordant la Belgique sous angle politique et institutionnel se retrouvent
le plus fréquemment dans la catégorie des articles abordant le pays de manière « nationale »
(>50%). C’est un peu moins le cas dans les rubriques relevant du social (40%)
et de l'économie (35%).
UN
LÉGER REGARD FLAMAND
Parmi
les 64 articles qui traitent spécifiquement d’une actualité flamande, un cinquième
abordent des questions de société et de vie quotidienne. La politique est
traitée dans 15% des sujets, l’environnement 13%. Les autres catégories de
sujets sont en dessous des 10%.

Le volume de l’échantillon est trop faible pour décrire précisément les
thématiques dont traitent les articles sur la Wallonie et Bruxelles. Pour la
capitale, se détachent un peu les articles sur la politique et les arts. Pour la
Wallonie, seul le sport se distingue.
QUELLE
VALEUR AJOUTÉE ?
Cette
étude d’un petit corpus de titres d’articles confirme que la sélection en
français des articles du Standaard n’est pas d’abord réalisée pour
donner aux francophones un accès spécifique à l’actualité du nord du pays. Elle
se présente plutôt comme le reflet de la richesse éditoriale globale du quotidien,
une fenêtre qui ne traite pas uniquement de la Belgique et de la Flandre, mais
se distingue en abordant de nombreux sujets de politique internationale ou de
société. Pour le lecteur francophone, la valeur ajoutée
spécifique apparaît surtout dans les articles consacrés à la Flandre ou ayant un
cadrage flamand. Mais cette valeur ajoutée, bien réelle, reste très minoritaire
dans le flux global. Au-delà de savoir si De Standaard parle de la
Flandre, on peut se demander si cette dimension est assez forte et assez
visible pour pousser un lecteur francophone à s’abonner, même pour 4€. Alors
que d’autres médias en langue française peuvent lui fournir une bonne partie des
mêmes informations. Mais sans la touche spécifique au Standaard.
FINES ADAPTATIONS
Au-delà des thématiques
et des localisations, De Standaard parle-t-il différemment à ses
lecteurs flamands et francophones ? Pour tenter un début de réponse, une
petite étude ponctuelle a été ici menée sur un jour, le 26/05. Il s’agit d’une
comparaison entre l’offre de titres de la sélection francophone et ceux qui
étaient disponibles gratuitement sur le site web original en néerlandais.
La version
française est, semble-t-il, réalisée par une équipe de traducteurs sur base des
articles néerlandophones. C’est en tout cas ce qu’écrit le journal à l’occasion
des 4 mois de l’édition francophone (1). Mais, présentant le projet fin 2025,
le journal était plus discret à ce propos, expliquant plutôt qu’une « équipe
de journalistes bilingues recrutés pour ce projet traduit De Standaard à
l'aide de l'intelligence artificielle. Leur mission est de restituer fidèlement
l’original dans une langue française naturelle et de qualité. » (2) Ce qui
n’est pas tout à fait la même chose…
En décembre 2025, dans la
présentation du projet, le journal écrivait : « De Standaard en
français proposera également du journalisme personnel, beaucoup de sujets
cultures, des conseils pratiques, des opinions et du lifestyle. » (3) En définitive, y a-t-il une french
touch dans ces choix et dans l’écriture ?
En ce qui concerne les titres, ceux
du côté francophone sont très fréquemment des retranscriptions des titres en
néerlandais, parfois très légèrement adaptés (voir tableau en bas de ce texte).
Les différences entre les versions ne sont pas spectaculaires, mais il en
existe quelques-unes. L’étude n’a pas analysé les textes en eux-mêmes.
Dans certains cas, le titre de la
version française est plus explicite : “1.400 mensen” (“1.400 personnes”) devient “1.400
Palestiniens”. Dans d’autres cas, elle atténue : “kindermisbruik” (“abus
sur enfants”) devient “violences contre des enfants”. “Concourskiller”
(“tueuse de concours”) disparaît au profit d’une formulation plus
neutre. Dans d’autres cas, elle dramatise légèrement : “reageert voor het
eerst” (“réagit pour la première fois”) devient “sort du silence”.
Et parfois, elle recadre complètement l’accroche : “ Franse spookdorpen zoeken
inwoners : ‘Ik heb Marc Coucke een brief gestuurd of hij niet wil investeren in
ons dorp’” (“Des villages fantômes français cherchent des habitants :
‘J’ai
envoyé une lettre à Marc Coucke pour lui demander s’il ne voulait pas investir
dans notre village’”) devient :“Trop chers ou trop délaissés : ces villages français
qui peinent à rester habités”.
Le néerlandais mise sur l’image des “villages
fantômes” et la référence à Marc Coucke (4) ; le français préfère une
formulation plus analytique et explicative.
UN CAS EMBLÉMATIQUE
Le jour analysé suit le dramatique accident
survenu au passage à niveau de Buggenhout. La lettre en français du rédacteur
en chef Karel Verhoeven, qui précède chaque jour la présentation de la
sélection d’articles, place l’accident au centre de l’édition du jour : Après
l’accident tragique impliquant un minibus scolaire à un passage à niveau de
Buggenhout, une question demeure : comment cela a-t-il pu se produire ? Dans
la sélection française, le sujet est traité par deux entrées : Demi-barrières,
feu rouge et collision mortelle : ce que l’on sait du drame de
Buggenhout et Une journée irréelle à Buggenhout : “On ne réalise pas
encore bien”.
Côté néerlandophone, plus de titres
portent sur le drame, notamment : “Ontreddering na ongeval met
schoolbus waarbij kinderen van 12 en 15, chauffeur en begeleider omkomen” (“Consternation
après l’accident impliquant un bus scolaire, dans lequel des enfants de 12 et
15 ans, le chauffeur et l’accompagnatrice sont morts”), “Slagbomen hier
zijn niet veilig” (“Les barrières ici ne sont pas sûres)”. “Het
gebeurde in een flits” (“Cela s’est passé en un éclair”.) Het
dringt nog niet goed door” (“On ne réalise pas encore bien”).
La version française semble plus
didactique. Le titre Demi-barrières, feu rouge et collision mortelle : ce
que l’on sait… fournit au lecteur francophone les éléments de compréhension
immédiats. Les titres néerlandais jouent davantage sur l’émotion locale, la
citation ou le récit. Mais le francophone ne disposait-il pas déjà, par son
exposition médiatique générale, des éléments factuels et de contexte, et ne
cherchait-il pas justement autre chose que ce que ses propres médias auraient
pu lui fournir sur ce sujet ?
SÉLECTIONS DU READER
Comme annoncé dès sa création, l’édition
française ne reprend pas tout le flux du site néerlandophone. Elle opère un
filtrage. Exemples de contenus non repris dans la sélection en français du jour
étudié : Natalia hertrouwt op Barbados en Klaasje loopt rond met nieuwe
haardos (Natalia se remarie à la Barbade et Klaasje se promène avec une
nouvelle coiffure) Sujet people / célébrités flamandes. Een kwart van
de finalisten van de Elisabethwedstrijd komt uit de Muziekkapel. Wat is hun
geheim? ‘Een artiest moet geen kloon van zijn leraar worden’ (Un quart des finalistes du Concours Reine
Elisabeth vient de la Chapelle musicale. Quel est leur secret ? ‘Un artiste ne doit pas devenir le clone de son
professeur’). Sujet culturel belge, il n’est pas
repris dans la liste francophone, alors qu’un autre article sur le Concours
Reine Elisabeth, celui sur Maria Zaitseva et Lionel Martin, l’est. Ruimtevaartaandelen schieten omhoog, Ferrari zakt weg (Les actions du spatial s’envolent, Ferrari recule).
Sujet économique et boursier connexe à Ferrari. Non
repris comme titre français. Snel mee met het nieuws van de dag (Comprendre
rapidement l’actualité du jour”). Format de résumé quotidien également non
repris.
Les titres en français du jour sont
très majoritairement issus du site néerlandophone de De Standaard, sous
forme de traductions, de condensations ou d’adaptations. L’édition française n’est
pas non un miroir complet du site néerlandophone. Elle filtre, hiérarchise et
reformule. Certains contenus néerlandophones ne sont pas repris dans les 23
titres ; d’autres, comme Lectrr, cartoon van de dag (Lectrr, dessin
du jour) sont présents et traduits dans le carrousel francophone, mais hors liste des articles.
Dans le cas étudié, DS en français
offre bien au lecteur francophone un accès à certains sujets flamands ou à
certains cadrages venus du nord du pays. Buggenhout en est l’exemple le plus
net dans cette édition. Mais cette valeur ajoutée flamande ne structure pas
toute l’offre du jour. Elle est diluée dans une sélection composée de nombreux
articles internationaux, économiques, culturels ou pratiques sans lien
spécifique avec la Flandre (voir exemples en bas de texte [4]). Ce sont
des articles qui peuvent être intéressants, mais qui ne répondent pas
directement à la promesse implicite d’un média-passerelle vers la Flandre. Un
lecteur francophone peut trouver des sujets comparables dans des médias
francophones généralistes.
POUR 4€…
L’étude des titres d’un jour
confirme l’analyse plus large portant sur tout un mois. L’édition française du Standaard
fonctionne moins comme une vitrine exclusivement consacrée à la Flandre que
comme une sélection francophone du journal néerlandophone destinée lui « donner
une idée » de ce qui constitue la diversité de son ofgre. Sa valeur
distinctive pour un lecteur francophone apparaît lorsqu’elle donne accès à des
sujets flamands ou à un regard flamand sur l’actualité belge. Mais cette valeur ajoutée est intermittente et
cohabite avec une offre généraliste que le lecteur peut souvent trouver
ailleurs en français, et peut déjà avoir trouvé avant la lecture de la
sélection des articles du Standaard.
Cette offre ne coûte que 4€/mois,
alors que le welkom tarief digital de De Standaard en néerlandais
est de 4,25€/semaine (18€/mois), et que l’abonnement numérique du Soir
est actuellement en promotion à 2,49€/semaine (10€/mois), avec un tarif « normal »
est deux fois plus élevé. Ce n’est donc pas un gros investissement. Mais cela ne
concerne qu’une sélection d’articles…
Pour ceux qui en veulent plus sur la
Flandre sans bourse délier, il reste toujours, dans un autre style, le clone de
hln.be, le fameux 7sur7.be, qui se nourrit, lui aussi, de plus en plus de traductions
d’articles de la presse flamande… mais de chez DPG, et pas de chez Mediahuis.
Frédéric ANTOINE
Note méthodologique
Le corpus comprend
les titres des éditions du 24 avril au 26 mai 2026, soit 461 titres issus de 25
éditions quotidiennes. L’étude ne concerne que les titres. Les visuels et les
dessins de presse en ont été exclus. La catégorisation a été réalisée pour les besoin de l'enquête et ne correspond pas à un classement en rubriques fait par le journal. Pour des raisons de facilité (il ne s’agit
ni d’une thèse ni d’un mémoire de fin d’études), le traitement a été réalisé
avec l’aide de l’IA.
(1)
« Dès qu’un article en
néerlandais a été relu par les secrétaires de rédaction, l’équipe de
DS en français entre en action. Sept traducteurs expérimentés, venus
d’horizons et de secteurs différents, travaillent chaque jour par équipes de
deux ou trois et prennent en charge l’ensemble des textes. Ce n’est pas une
mince affaire. Car chaque traduction exige une approche globale. Il faut
traduire le texte, bien entendu, mais chaque article doit aussi subir un
véritable travail de révision. Chaque jour surgissent une foule de questions,
comme dans l’exemple de la citation de Georges-Louis Bouchez. Sur le plan
de la traduction d’abord – que faire, par exemple, du mot
« middenveld », qui dans le vocabulaire footballistique signifie
« milieu de terrain » et n’a pas, dans une contexte
politico-économique, d’équivalent en français ? Sur le plan culturel
ensuite – qui est donc ce Ruben Van Gucht qui défraie la chronique en
Flandre, et qu’est-ce que cet accord sur l’azote dont les Flamands parlent si
souvent ? Sur le plan institutionnel, enfin – les niveaux de pouvoir
sont scindés en Belgique, mais les communautés ne sont pas forcément organisées
selon la même logique. Et ainsi de suite. » (DS en français, 17/04/2026)
(2) Bienvenue à De Standaard en français, 3 décembre 2025.
(3)
Ibidem.
(4)
Dans l’analyse du 26/05/2026, une
partie importante des 23 titres n’a pas de lien spécifique avec la Flandre ni
avec un regard flamand : Détroit d’Ormuz ; Iran / Trump ; Ferrari ; Samsung ; Cuba
; Chine ; Paris ; villages français ; Sonny Rollins ; conseil de vie
quotidienne.
Comparaison des titres de l’édition
du 26/05/2026
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DS en français
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Titre néerlandais original + traduction
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Commentaire
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1.400 Palestiniens bloqués à Gaza malgré un visa
pour la Belgique : Prévot défend l’arrêt des évacuations
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“1.400 mensen zitten vast in Gaza ondanks visum voor
België” — “1.400 personnes sont bloquées à
Gaza malgré un visa pour la Belgique”
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Très proche. Différence intéressante : le
néerlandais dit “mensen” — “personnes”— tandis
que le français précise “Palestiniens”. Le titre français rend
donc l’identité des personnes concernées plus explicite.
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Le scandale de clientélisme ne met pas seulement le
gouvernement bruxellois, mais aussi le PS lui-même sous forte pression
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“Cliëntelisme-schandaal zet niet alleen Brusselse
regering maar ook PS zelf onder zware druk” — “Le
scandale de clientélisme ne met pas seulement le gouvernement bruxellois,
mais aussi le PS lui-même sous forte pression”
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Traduction quasi directe. Le
cadrage politique est le même.
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Les bodycams arrivent dans les transports publics :
“Un effet dissuasif sur les jeunes ? Je ne le pense pas”
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“Personeel openbaar vervoer mag straks bodycams
dragen” — “Le personnel des transports publics
pourra bientôt porter des bodycams”
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Même sujet. Le français
raccourcit le titre et met davantage en avant l’arrivée des bodycams, alors
que le néerlandais part du droit donné au personnel.
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Le patron de Fedasil sort du silence sur l’arrêt
controversé de l’accueil : “Nous sommes à la limite du cadre légal”
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“Baas Fedasil reageert voor het eerst op commotie
rond opvangstop” — “Le patron de
Fedasil réagit pour la première fois à la polémique autour de l’arrêt de
l’accueil”
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Traduction très proche. Le
français “sort du silence” donne une formulation un peu plus journalistique
et dramatique que “reageert voor het eerst” — “réagit
pour la première fois”.
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Dries Van Langenhove condamné pour incitation à la
haine après sa conférence à la KU Leuven
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“Dries
Van Langenhove veroordeeld voor verspreiden van rassenhaat tijdens lezing”— “Dries Van
Langenhove condamné pour diffusion de haine raciale lors d’une conférence”
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Le titre français condense. Le
néerlandais est plus précis juridiquement avec “verspreiden van
rassenhaat” — “diffusion de haine raciale”.
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La pénurie de pétrole due à la fermeture du détroit
d’Ormuz est moins grave que redouté
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“Olietekort door sluiting Straat van Hormuz minder
groot dan gevreesd” — “La pénurie de
pétrole due à la fermeture du détroit d’Ormuz est moins importante que
redouté”
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Traduction directe.
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Presque un accord avec l’Iran, ou alors bombarder ?
Pour Trump, les deux peuvent aller de pair
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“Bijna een akkoord met Iran, of toch bombarderen?” — “Presque un accord avec l’Iran, ou tout de même bombarder
?”
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Traduction très proche. “Of
toch bombarderen?” — “ou tout de même bombarder ?” —
garde le même effet de contraste brutal.
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Paris secoué par un scandale de violences contre des
enfants dans le périscolaire
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“Parijs
opgeschud door schandaal rond kindermisbruik in buitenschoolse opvang”— “Paris secoué par
un scandale d’abus sur enfants dans l’accueil extrascolaire”
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Sujet identique, mais différence
de ton. Le néerlandais “kindermisbruik” — “abus sur
enfants” — est plus frontal que le français “violences
contre des enfants”, qui atténue légèrement la qualification.
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La nouvelle Ferrari “Elettrica” fait fuir les
investisseurs et polarise les fans : “Nous ne comprenons pas très bien la
stratégie”
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“Nieuwe Ferrari ‘Elettrica’ schrikt beleggers af en
polariseert fans” — “La nouvelle
Ferrari ‘Elettrica’ effraie les investisseurs et polarise les fans”
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Traduction directe. Le verbe
néerlandais “schrikt af” — “effraie / fait reculer” —
est rendu par “fait fuir”, un peu plus imagé.
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À Cuba, Washington cible Gaesa, le holding militaire
au cœur de milliards cachés
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“Washington richt pijlen op Cuba’s verborgen
miljarden: Gaesa” — “Washington
braque ses flèches sur les milliards cachés de Cuba : Gaesa”
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Même sujet, mais le néerlandais
est plus offensif. “Richt pijlen op” — littéralement “braque
ses flèches sur”, soit “cible” — donne une image plus
agressive.
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Maria Zaitseva se perd un peu dans l’imposé, Lionel
Martin captive l’oreille et le regard
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“Concourskiller Maria Zaitseva liep wat verloren in
het plichtwerk” — “La tueuse de
concours Maria Zaitseva s’est un peu perdue dans l’œuvre imposée”
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Le français atténue le mot très
marqué “concourskiller” — littéralement “tueuse de
concours”. Le titre néerlandais est plus vif et plus idiomatique.
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Sonny Rollins (1930-2026) : le colosse du saxophone
ténor était devenu si populaire qu’il en avait lui-même souffert
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“Sonny Rollins (1930-2026): de kolos van de tenorsax
werd zo populair dat hij er zelf onder leed” — “Sonny Rollins (1930-2026) : le colosse du saxophone
ténor était devenu si populaire qu’il en avait lui-même souffert”
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Traduction directe.
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Je n’ose pas dire à ma voisine qu’elle rend notre
appartement invivable
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“Mijn buurvrouw maakt ons appartement onbewoonbaar
en ik durf niet te klagen” — “Ma voisine rend
notre appartement inhabitable et je n’ose pas me plaindre”
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Sujet identique. Le français “je
n’ose pas dire” est un peu plus doux que “ik durf niet te
klagen” — “je n’ose pas me plaindre”.
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